Rencontre avec Isa Danne

 

Le 31 décembre, à l’occasion d’un essai de selle, j’ai fait la rencontre, bouleversante si je puis dire, d’Alexandra.

 
 
En effet, cette dernière m’a carrément donné un petit cours de dressage lors de mon essai, et m’a appris énormément de choses dont j’ignorais les fondamentaux :  la bonne position à adopter, l’incurvation comme base de tout travail, le fait que le cheval doit reporter son poids sur l’arrière main…
Cela a vraiment créé une révélation en moi quant au travail à effectuer avec Shaheen, je me suis rendue compte que j’ai voulu aller trop vite, que mon moniteur n’a pas pris le temps de m’expliquer tout ça, et que je dois reprendre les bases de façon plus solide.
 
 
Alexandra m’a alors parlé d’une dame que je ne connaissais pas, Isa Danne, qui donne des cours sur un simulateur afin de travailler sa position.
Je suis allée visiter son site et, enchantée, j’ai pris rendez-vous avec elle.
Le 6 janvier, après plusieurs jours d’impatience, nous y voilà.
 
 

Isa Danne 1
Isa Danne et son trotteur réformé, Nagano

 
Ma rencontre avec Isa Danne a été fantastique. J’ai redécouvert l’équitation.
 
J’ai commencé par une séance sur le simulateur, où j’ai pu apprendre et comprendre beaucoup de choses sur la bonne position, et tenter de l’améliorer. C’était vraiment enrichissant, j’espère pouvoir y faire plusieurs séances car je veux vraiment arriver à une position qui gène le moins possible le cheval (et si possible, qui serait jolie à voir !).
 
Ensuite, j’ai pu assister à deux cours qu’elle a donné à des élèves.
C’est en l’observant qu’une grosse remise en question s’est opérée en moi, puisqu’elle n’emploie pas du tout les mêmes méthodes que mon moniteur. Ce dernier est plutôt dans l’idée de soumission du cheval, le fait de le pousser à fond pour qu’il donne tout, afin que la séance s’arrête, comme une récompense. Je n’ai jamais, au fond de moi, voulu travailler ma jument comme ça. Isa, tout au contraire, est dans la douceur, elle effectue de nombreuses pauses, à chaque qu’un exercice est bien réalisé, afin que le cheval assimile et ait un moment de réflexion.
 
J’ai pu voir des chevaux vraiment heureux. C’est assez inexplicable, mais cela se ressentait vraiment. Ils donnaient tout et avaient envie de travailler. Par ailleurs il ne s’agit pas pour elle de rechercher la mise en main à tout prix, mais plutôt l’abaissement des hanches et l’équilibre du cheval, grâce, notamment, à de nombreuses transitions et exercices de deux pistes. Ainsi, en abaissant peu à peu ses hanches, le cheval vient se mettre de lui même sur la main. Et cela était flagrant : des chevaux qui sont parfaitement sur la main, équilibrés, et ne s’appuient pas sur le mors !
 
 
Isa Danne 2
Les deux photos de cet article ont été empruntées au site d’Isa.

 
A mes yeux, cette méthode est beaucoup plus dans le respect et, surtout, la compréhension du cheval. Elle est ce que j’ai toujours voulu faire, et j’ai envie de suivre cette voie, d’arrêter mes cours actuels…
Mais je suis à la fois tiraillée car cela me fait un peu peur, de ne plus être encadrée (mon moniteur étant le seul autorisé dans mon écurie). Isa m’a conseillé cependant de travailler seule plutôt qu’avec quelqu’un dont je n’aime pas les méthodes. Elle m’a dit de me faire confiance et faire comme je le ressens avec Shaheen. Il est vrai que je pourrais, surtout que j’ai des bases de dressage, mais cela me fais peur… Je suis un peu perdue.
 
Dans tous les cas, je ne sais pas si Shaheen prend un réel plaisir, pour le moment, à travailler en dressage. Je voudrais vraiment ne pas la blaser ni la pousser à bout mais la respecter, collaborer dans la joie et la bonne humeur, et surtout hors de l’idée de soumission !
Isa ne pousse jamais ses chevaux à bout et ne leur rentre pas dedans, et pourtant ceux-ci sont vraiment allant et généreux. Ils veulent faire plaisir et se faire plaisir.
 
Au fond, les deux méthodes convergent vers la même idée, comme la plupart des méthodes en dressage ; c’est à dire la recherche de la légèreté, mais les voies pour y accéder sont différentes. Et je ne veux plus celle de l’obsession de la mise en main, du contact constant et du cheval qui se fait porter par son cavalier. Je veux, moi aussi, me concentrer sur l’arrière main, afin que l’avant suive de lui même, avoir une jument équilibrée et heureuse de faire du dressage.
 
C’est pourquoi j’ai aussi décidé de reporter Lamotte et d’arrêter les concours de dressage tant que nous ne serons pas prêtes. Je me mettais la pression inutilement. Je voulais aller vite, être prête pour juillet. Je vais reprendre toutes les bases, et retrouver du plaisir dans le dressage !

Partagez cet article
Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on Google+Email this to someone

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *